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chers lecteurs qui cherchez les DVD des spectacles, je vous invite à consulter la réponse de Mr Naftule ici.

Ce blog est une " sorte d'album " qui recense les articles parus dans la presse web. Histoire de retrouver dans quelques années tout ce qui aura été écrit sur Marie-Thérese Porchet née Berthollet.

Vendredi 16 octobre 2009

La course s’est arrêtée pour Jacques Huwiler

TÉLÉVISION | Le «parrain» des candidats suisses à la célèbre Course autour du monde s’est éteint mercredi, à 65 ans. L’hommage de Pierre Naftule.

© TSR-A | Les candidats suisses Stanislas Popovic et Pierre Naftule (debout) et Jacques Huwiler, lors de la Course autour du monde 1979-1980.

THIERRY MEYER | 16.10.2009 | 00:00

«Personne autant que lui ne méritait ce titre de «parrain». Il était comme un deuxième père.» Au téléphone, alors qu’il vient d’apprendre la nouvelle, Pierre Naftule évoque avec passion tout ce qui le liait à Jacques Huwiler, décédé mercredi à 65 ans dans sa résidence, près d’Alès, au pied des Cévennes.

Naftule, devenu metteur en scène et scénariste à succès (la Revue de Genève, les sketches de Marie-Thérèse Porchet), a participé à l’édition 1980-1981 de la Course autour du monde, cette émission des télévisions francophones publiques qui envoyait des jeunes gens, caméra super-8 au poing, raconter la planète. Jacques Huwiler était responsable des candidats suisses, et de leur sélection. Sous son «règne», ses poulains ont dominé une compétition si populaire qu’elle reste encore aujourd’hui dans toutes les mémoires – comme les noms des douze participants suisses: outre Pierre Naftule, Gérard Crittin, Dominique de Rivaz, Stanislas Popovic, Paul-Henri Arni, Jean-Marc Probst, Thierry Dana, Jacques Briod, Raphaël Guillet, Yves Godel, François Lehrian et Arnaud Bédat. «Jacques, c’était un regard, plein de malice et de complicité, poursuit Pierre Naftule. En course, on lui parlait plus qu’à nos parents. Il nous aidait dans tous les domaines.»


Jacques Huwiler avait été le seul à accepter de s’occuper de ces jeunes reporters en herbe. Un «sacrifice» qui lui a valu une sacrée popularité. «On me demandait toujours de ses nouvelles, poursuit Naftule. Lorsqu’il a pris sa retraite, il avait fait une très belle fête. Quand il revenait à Genève, il dormait parfois chez moi. Je suis très ému.»


Après la fin de la Course autour du monde , il y a un quart de siècle, Jacques Huwiler a notamment présenté l’émission religieuse Racines sur la TSR.

source : http://www.24heures.ch/actu/suisse/course-arretee-jacques-huwiler-2009-10-15

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Jeudi 15 octobre 2009
La crédibilité perdue des scientifiques

 

Par Patrick Vallélian

Le virus H1N1 a semé la panique. Au final, une simple grippette qui fait plus peur que mal. Décryptage.
 

 

Où est donc passée cette satanée grippe A? Ce virus H1N1 tant redouté qui aurait dû nous clouer au lit et nous faire revivre les horreurs de la grippe espagnole de 1918 avec ses 50 millions de morts? Ce nouveau monstre qui aurait dû tuer jusqu’à 20 000 Suisses? On revoit encore Marie-Thérèse Porchet nous prévenant à la télévision que la «pandémiiiiie arriiiiive!». Comme une sirène d’alarme... Plus sérieusement, Thomas Zeltner, patron de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), nous avertissait en juillet que la grippe A infecterait plus d’un million de personnes en Suisse. Et puis? Rien du tout, malgré le battage médiatique, les annonces alarmistes des experts et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Attendue en août, l’arrivée de la pandémie a été repoussée à la fin de septembre. Puis au début d’octobre. Aujourd’hui, les masques commencent à tomber sur cette «grippette» qui fait plus de peur que de mal. Retour sur la paranoïa «grippe A».

01. Quand les médias se grippent
Presse, radios, TV, internet… Les médias suisses ont rarement consacré autant de temps, de pages et d’énergie pour une épidémie. Tout y est passé depuis l’annonce du premier cas déclaré en Suisse en avril 2009: interviews d’experts, reportages et même quelques polémiques, comme celle sur l’obligation ou non de se faire vacciner. Bref, la maladie n’a pas quitté la une des médias au point de les gripper… Un matraquage dénoncé par David Humair, docteur en biologie moléculaire et un des spécialistes suisses de l’analyse de la menace biologique. «La grippe A, c’est comme le SRAS ou la grippe aviaire. Ces maladies ont été largement traitées par des médias qui nous prédisaient l’apocalypse.» Et que s’est-il passé, demande David Humair? Le SRAS a tué un peu plus de 700 personnes, la grippe aviaire quelques centaines et la grippe A 4500 à ce jour. «Et, pendant ce temps, la malaria et le sida tuent respectivement 4000 et 6000 personnes par jour», remarque le scientifique. Mais c’est dans les pays du Sud et c’est loin de chez nous...

02. Quand la com est trop alarmiste
Mais est-ce uniquement la faute des médias si la grippe A a pris une telle proportion? Clairement non. Les communications des services de prévention de la Confédération et de l’OMS sont aussi pointées du doigt. Pour de nombreux spécialistes, ce sont ces organismes qui ont alimenté la paranoïa ambiante. Avec le risque de lasser le public. «A force de crier au loup, les gens n’y croient plus», s’inquiète Jacques de Haller, président de la Fédération des médecins helvétiques (FMH).
David Humair estime, pour sa part, que l’OFSP aurait dû limiter son message à souligner qu’une menace existe et qu’elle est prise au sérieux. «Pour moi, les autorités sont allées trop loin en articulant des chiffres de mortalité.» Que répond l’OFSP qui a investi 3 millions de francs dans sa campagne de sensibilisation, dont un peu moins de 50 000 francs pour les cachets des comédiens Marie-Thérèse Porchet, Beat Schlatter et Ferruccio Cainero? «Nous avons appliqué le principe de précaution», déclare Jean-Louis Zurcher, porte-parole de l’OFSP, qui peine néanmoins à expliquer comment la Suisse a été épargnée par la pandémie. «Mais je vous rappelle que la grippe espagnole de 1918 a aussi commencé gentiment.» Sylvie Briand semble également gênée: «C’était un nouveau virus, se défend la directrice du programme de lutte contre la grippe A à l’OMS. Il était impossible de savoir ce qui allait se passer. Et il fallait prendre des mesures pour ralentir sa progression et donner le temps aux services de santé des pays concernés de réagir.» Reste que, pour David Humair, la pandémie n’est pas une menace pour la Suisse. Les autorités qui ont tant investi en temps et en argent vont-elles le reconnaître? Que nenni. D’autant que, pour ne pas perdre la face, l’OFSP se cache derrière les recommandations de l’OMS.

03. Quand les scientifiques font plouf!
La crédibilité des scientifiques en a pris un coup. Le virus H1N1 pour lequel nous n’avions aucune immunité devait semer la désolation dans le monde. Selon l’OMS, il fallait s’attendre à des millions de morts, alors qu’un tiers des humains devait être infecté. Le niveau d’alerte était d’ailleurs rapidement monté à son maximum, soit le degré six. Or, au final, ce fut une grippette moins dangereuse qu’une grippe traditionnelle, H1N1 étant trois fois moins létal, comme l’a révélé le Center for Disease Control and Prevention, à Atlanta. Coincée, l’OMS a alors mis de l’eau dans son vin en arrêtant de comptabiliser les cas et en affirmant que la grippe A s’attaquait avant tout aux jeunes... «A cause de cette communication alarmiste, la crédibilité du milieu scientifique est atteinte, tranche Jacques de Haller. Et il faudra du temps pour la reconstruire.»
Mais qu’auraient donc dû dire les scientifiques? «Quand on ne sait pas, on doit l’admettre. Le public le comprend très bien», répond le président de la FMH qui ne remet néanmoins pas en cause les mesures de préparation mises sur pied par l’OFSP. David Humair abonde. «Les experts ne doivent pas spéculer. Ils doivent rester factuels, s’interdire les conditionnels et les “si”. C’est une catastrophe par exemple de comparer la grippe A et celle de 1918. Les situations sont complètement différentes. En 1918, le monde sortait d’une guerre. Les populations étaient fatiguées, mal nourries. On ne compare pas des poires et des pommes.» Mais ce n’est pas tout. La confiance dans les experts est également ébranlée par les révélations de leurs liens avec l’industrie pharmaceutique, celle qui avait tout à gagner de la parano «grippe A». Un exemple? L’épidémiologiste français Antoine Flahault nous conseille d’utiliser en préventif le Tamiflu de Roche en attendant le vaccin. Mais, comme le note Le Canard enchaîné, personne ne fait remarquer que l’épouse de Flahault est directrice médicale de Leem, le syndicat français des industries pharmaceutiques… Quant à l’épidémiologiste Tom Jefferson, il remet en cause ni plus ni moins l’honnêteté de l’OMS qui a changé ce printemps sa définition de la pandémie pour faire de la grippe A une épidémie universelle. «L’ancienne définition disait qu’on atteignait le stade d’une pandémie quand un virus, contre lequel on n’avait aucune immunité, et qui provoquait un taux élevé de morbidité et décès, se propageait rapidement», a-t-il tonné dans le magazine allemand Der Spiegel. «Or, les deux dernières caractéristiques ont été abandonnées.» La raison? Officiellement, la réforme était en cours depuis deux ans et elle a abouti ce printemps, indique Sylvie Briand. Mais, selon certaines sources onusiennes, la très contestée Margaret Chan aurait utilisé la crise «H1N1» pour sauver sa place à la tête de l’OMS. La grippe A comme écran de fumée?

04. Les vrais gagnants sourient
Les cours des entreprises pharmaceutiques ont eu la fièvre depuis ce printemps: + 50% pour GlaxoSmithKline, + 40% pour Roche, + 33% pour Novartis, + 33% pour Sanofi-Aventis... Leur valeur boursière a largement profité de la panique A. Mais pas seulement, les PME qui produisent les masques, les gants, les mouchoirs… ont aussi tiré leur épingle du jeu, alors que les Suisses, écoutant leurs autorités, se sont rués sur ce petit matériel. Il y a même eu une pénurie en juillet. La facture de la grippe promet d’ailleurs d’être salée. La France aurait ainsi déboursé plus de 2 milliards de francs pour se protéger. Et la Suisse? On parle d’un demi-milliard de francs sans compter les budgets des sociétés qui ont également financé des plans grippe A et qui ont assumé les coûts de l’absentéisme préventif de leurs employés. «Tout cela me fait penser au marché de la sécurité et de l’armement», constate David Humair. «Après le 11 septembre 2001, il a explosé et pèse désormais des milliards de dollars.» Comme quoi, le malheur des uns fait toujours, ou presque, le bonheur des autres.

source : http://www.hebdo.ch/Edition/2009-42/Mieux_Comprendre/grippe_a/la_credibilite_perdue_des_scientifiques.htm
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Vendredi 9 octobre 2009
Vous pouvez retrouver toutes les dates du spectacles sur : http://www.marie-therese.ch/tournee-sp.htm


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Jeudi 1 octobre 2009

Pourquoi la Suisse s’offre 13 millions de vaccins contre une grippe qui tarde

GRIPPE A (H1N1) | La Confédération a déboursé 84 millions de francs pour ses vaccins. Etait-ce la bonne stratégie? A-t-elle subi la pression des pharmas? Enquête sur les dessous d’une pandémie gérée à coups de conditionnels.

© AFP | Les sociétés pharmaceutiques

NADINE HALTINER | 01.10.2009 | 00:00

«Elle arrive!» Marie-Thérèse Porchet défile toujours sur le petit écran clamant que la fameuse grippe A (H1N1) est à nos portes. Pourtant, force est de constater que personne ne sait quand elle arrivera. Depuis six mois, la maladie ne cesse de se jouer des médecins, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des gouvernements. D’abord dangereuse, on l’a taxée de meurtrière, avant de la déclarer contagieuse puis «assez bénigne». Un flou qui n’a pas empêché les pays occidentaux de débourser des milliards pour des vaccins dont on ne sait pas s’ils seront utiles et prêts à temps.


Dans cette course à l’immunité, la Suisse a battu un record européen en faisant la plus grosse commande de vaccins de son histoire: 13 millions de doses pour 7,5 millions d’habitants! Soit quasi 30% de plus que la France (94 millions pour 65 millions de citoyens) et quasi trois fois plus que l’Allemagne (50 millions pour 82,5 millions d’âmes). Pareille mobilisation est impressionnante, mais intrigue à l’heure où la pandémie devient aussi banale que la grippe saisonnière.


Pourquoi la Confédération a-t-elle acheté plus de vaccins que les autres pays?

La question est d’actualité quand on sait que l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande de ne vacciner que deux millions de personnes (professionnels de la santé, enfants, malades chroniques…) et que le nombre de Suisses prêts à se faire piquer ne dépasse pas 50%. Pour Beda Stadler, directeur de l’Institut d’immunologie de l’Hôpital de l’Ile à Berne, la commande est énorme. «Je ne comprends pas que la Confédération achète 13 millions de doses pour une grippe qui tue moins que la grippe saisonnière pour laquelle nous ne commandons que 2 millions de vaccins par an.»


Mais pour l’OFSP, prudence est mère de sûreté. «Nous voulons pouvoir vacciner toute la population deux fois contre la grippe A si besoin», explique Katrin Hollenstein, porte-parole. «Si le virus devient plus virulent, nous serons heureux de pouvoir offrir la vaccination sans avoir à dire «désolés il n’y a rien pour vous», ajoute Claire-Anne Siegrist, professeure aux Hôpitaux universitaires de Genève et présidente de la Commission fédérale pour les vaccinations. Un privilège de pays riche!»

Mais derrière le discours officiel se cache aussi la pression des pharmas. «Lorsque nous avons passé commande, les sociétés pharmaceutiques nous ont fait comprendre que nous avions intérêt à acheter en une seule fois tous les vaccins dont nous aurions besoin, raconte une source de la Confédération. C’était la seule garantie pour que la Suisse figure sur la liste des premiers pays livrés. Nous n’avions guère le choix.»


Combien la Suisse a-t-elle payé pour une dose de vaccin?

Plusieurs chiffres ont déjà circulé. On sait par exemple que l’opération «pandémie» (campagne de prévention, vaccination et hospitalisation) coûtera 130 millions, dont 84 pour l’achat des 13 millions de doses. Mais de ce montant, on ne connaît pas le prix d’une seule dose de vaccin. Et pour cause: alors que les montants payés par la France et l’Allemagne sont connus, la Suisse refuse d’en dire davantage, prétextant que les contrats sont confidentiels. «Un silence gênant, regrette Beda Stadler. Il s’agit tout de même de nos impôts!»


Selon nos sources, la Suisse paie environ 7 francs par vaccin. Ce tarif est une moyenne. Car deux contrats ont été signés, selon des tarifs différents, avec les laboratoires Novartis et le britannique GlaxoSmithKline. Il ne suffit donc pas de diviser 84 millions par 13 millions de doses.


La Confédération s’est-elle fait avoir par les pharmas?

«Les négociations avec les milieux pharmaceutiques furent un véritable bras de fer», confie notre source. Chaque Etat a discuté individuellement avec les pharmas, qui ont fait monter les enchères. Certains s’en sont toutefois mieux sortis que d’autres. C’est le cas de la Suisse. En ne payant que 7 francs la dose, le vaccin contre la grippe A lui coûte moins cher que celui contre la grippe saisonnière (environ 8 francs). En plus, elle paie bien moins que la France et l’Allemagne qui déboursent chacune entre 12 et 13 francs par vaccin antigrippe A!


Les vaccins arriveront-ils à temps?

«Nous l’espérons», répond l’OFSP. Reste que mardi, l’Union européenne a approuvé deux vaccins et annoncé que les injections allaient commencer. Alors que fait la Suisse? «Le vaccin arrivera fin octobre», dit Swissmedic chargé d’évaluer le produit.

«Un retard risqué, prévient Beda Stadler. Les derniers indicateurs montrent que la grippe reprend au Mexique et aux Etats-Unis. Elle pourrait arriver en Suisse ces prochains jours.» Hier, plusieurs écoles du canton d’Uri ont dû fermer, des élèves ayant contracté le fameux virus.

 



 

«La Suisse aurait dû adopter une autre stratégie»

Aurait-on dû adopter une autre stratégie?
Pour la Confédération, «on est toujours plus malin après». Mais pour Beda Stadler, on a tout faux depuis le début. Ainsi, la Suisse n’aurait pas dû, il y a quelques années, laisser tomber son industrie de vaccins. «Si l’Etat possédait une telle industrie maintenant, il pourrait fabriquer lui-même ses vaccins au lieu de les acheter aux milieux pharmaceutiques.»


Du reste, avant de s’offrir un vaccin, la Suisse aurait dû d’abord développer un test de dépistage de la grippe A (H1N1) bon marché et rapide «pour savoir comment la maladie avance». «Enfin, conclut-il, du moment que l’OMS décrète une pandémie mondiale, un sommet européen aurait dû être convoqué pour que les gouvernements décident ensemble de ce qu’il y avait à faire. Ils auraient ainsi pu grouper leur commande de vaccins et obtenir un prix commun. Cela aurait évité que l’Europe devienne le terrain de jeu de l’industrie pharmaceutique.»
(nh)

source : http://www.tdg.ch/actu/suisse/suisse-offre-13-millions-vaccins-contre-grippe-tarde-2009-09-30

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